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Atelier Bence
9, rue Lejemptel
94300 Vincennes Tel : + 33. (0)1. 43. 98. 24. 91
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SPÉCIALISTE RESTAURATION
MEUBLES RUSTIQUES - FAUTEUILS ET SIÈGES
VERNIS AU TAMPON
TOUTES ÉPOQUES
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Diplôme de Maître Artisan
25 ans d'expérience professionnelle
Installé depuis 15 ans
Devis gratuit
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LE MOBILIER ET SA RESTAURATION : UNE ENTREPRISE ?
NON UN ART
.Le XVII ème et surtout le XVIII ème siècle furent, par excellence, l’âge d’or de l’ébénisterie. Avec la Régence et la prédominance de l’influence féminine dans la Société, le meuble connaît alors une vogue extraordinaire. L’émulation qui anime la noblesse et la bourgeoisie d’une classe à l’autre et au sein même des familles entre elles, à l’imitation de la Cour de Versailles, provoque un afflux de commandes qui vont conduire les meilleurs ébénistes à se surpasser, à rivaliser d’ardeur et d’invention créative pour porter l’exécution des meubles à leur perfection. Harmonie, légèreté, élégance, recherche et richesse du meuble participent ainsi à l’évolution générale du goût initiée par le Roi orgueilleusement épris de confort, d’élégance, de raffinement et de gloire.
Aux siècles donc de Louis XIV, de Louis XV et de Louis XVI, la fabrication d’un meuble est devenue un travail collectif en raison de la diversité des motifs ornementaux qui s’y trouvent associés et de la nécessité de faire appel à des compétences artistiques diverses.
Certe l'ornemaniste conçoit la forme et les originalités du meuble notamment dans des compositions florales ou géométriques savantes, des personnages et des animaux évoquant des paysages ; le menuisier procède à l’assemblage rigoureux des bois de fond qui constituent la charpente du bâti et sa robustesse, mais le vrai maître d’œuvre de l’ouvrage est l’ébéniste.
C’est lui qui va façonner le galbe et choisir des bois de placage précieux, ces bois des Iles aux tons chauds et mordorés qui vont, par effet de veinage, apporter la chatoyance des reflets sous les couches de vernis au tampon que ne pouvait révéler le dessin d’origine. C’est encore lui qui va éventuellement procéder au choix et à l’alliance des marbres, pierres, jades, émaux, ivoires, nacres et écailles dont les effets décoratifs vont rehausser la splendeur des plus beaux meubles. C’est lui enfin qui supervisera la nervosité des bronzes et leur pose tout autant que la qualité des dorures à la feuille d’or de plus en plus demandées comme manifestation suprême d’élégance et de puissance.
C’est l’ébéniste enfin qui attachera son nom au meuble par une estampille, la marque de Jurande, et en portera la responsabilité. Lui qui, se reculant, appréciera d’un coup d’œil final la perfection de l’œuvre avant qu’un regard admiratif royal, princier ou ducal, traduise le compliment attendu. Au-delà de la récompense pécuniaire, le meuble apporte alors la signature du maître dans la conclusion décorative d’une pièce d’apparat sans lequel elle paraîtrait sans vie.
Les œuvres d’art, qu’elles soient royales ou non, qui nous viennent d’un lointain passé subissent les outrages du temps. Même les plus belles pièces se dégradent, se détériorent. Il faut donc les entretenir, les restaurer. L’ébéniste restaurateur est celui qui guérit, rétablit, remet en état, ressuscite en quelque sorte, par la réparation ou la reconstitution de certaines parties, des œuvres d’art ou de caractère en respectant leur état ancien et leur style. Bref en leur insufflant un nouveau souffle de vie sans rien altérer de leur qualité primitive.
Il se présente généralement et modestement comme un artisan mais il est beaucoup plus. En effet il doit souvent cumuler toutes les fonctions qui présidèrent à la naissance du meuble. Il devra quelque fois retrouver les dessins d’origine des marqueteries, d’audacieux volumes ornementaux dont l’originalité expressive incomparable renforcent la signature du maître. Il retrouvera le style d’une serrure, d’un sabot. Il maîtrisera toute la science d’assemblage du menuisier et, par-dessus tout, les qualités du maître-ébéniste lui-même comme si, se,reportant deux cents ans en arrière, il oeuvrait dans son propre atelier pour s’inspirer de son génie en respectant ses techniques de travail. Ses connaissances dans l’art des placages, des incrustations de toutes matières, des colles et des vernis, des sculptures, de la dorure, de la tapisserie font de cet artisan aux mains d’or plus qu’un Maître : un artiste.
Mais l’ébéniste contemporain ajoute encore une vertu dont son prédécesseur du XVIII ème siècle pouvait se passer : celle de redonner, après son travail de rénovation, cette inégale usure du temps que l’on appelle la patine. Elle fait que chaque meuble, chaque objet, reflète non seulement l’originalité de celui qui l’a fait naître mais aussi l’amoureuse caresse des mains de tous ceux qui en ont été les possesseurs successifs.
C’est là tout le charme des meubles d’époque et tout le Grand Art de l’ébéniste du XXI ème siècle.
Alors, et alors seulement, portera-t-il à son tour, le même regard que le créateur pour vérifier l’authenticité du meuble.
Ce que le regard perçoit le cœur doit avoir sa part» dit le proverbe. D’imperceptibles harmonies provoqueront la même émotion artistique qui établiront ce curieux et prodigieux rapport entre l’homme et l’objet comme si, en s’exposant, il s’offrait à lui. L’alliance devient si charnelle que toute séparation sera douloureuse...
La restauration des œuvres d’art : une entreprise comme une autre ? Non ! Une œuvre technique, une œuvre d’historien conservateur du patrimoine, une œuvre de cœur, une oeuvre d'artiste.
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